À 17 ans, la Parisienne Emanuelle Khanh (née Renée Mazière en 1937) a commencé sa carrière de mannequin en haute couture. Elle a collaboré avec des icônes de la mode telles que Balenciaga et Givenchy. Plus tard dans sa vie, elle a épousé Quasar Khanh, un designer, ingénieur, inventeur et artiste, qui a révolutionné le mobilier dans les années 1960 et 1970. Il est devenu mondialement célèbre pour ses matériaux innovants et ses créations en vinyle gonflable.
Au début des années 1960, Emmanuelle Khanh s’est tournée vers le style, une période de profonds changements où l’émancipation des femmes, la démocratisation de la mode et la conscience de leur pouvoir par les jeunes ont émergé. Avec une vision visionnaire, Emmanuelle s’efforçait d’une garde-robe adaptée aux femmes modernes, indépendantes et dynamiques souhaitant se libérer des contraintes sociales. En 1969, elle a lancé sa propre marque prêt-à-porter féminine, appelée Emmanuelle Khanh. Déterminée à ne plus limiter la mode aux salons chics de la haute couture parisienne, elle aspirait à changer de formes et de matériaux pour faire découvrir la mode dans la rue.
En 1971, Emmanuelle Khanh a lancé sa toute première collection de lunettes en collaboration avec Henri Guillet et des ateliers renommés à Oyonnax, situé dans les magnifiques montagnes du Jura. Sa collection comprenait des cadres saisissants et volumineux aux lignes épurées, qui devinrent rapidement emblématiques. Ses créations révolutionnaires ont été une véritable sensation. En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à l’art et à la culture, Emmanuelle Khanh a reçu le prestigieux prix « Chevalier des Arts et des Lettres » en 1986.
À l’hiver 2017, Emmanuelle Khanh est décédée à Paris. Son héritage dépassait le style, après avoir révolutionné la mode féminine et le prêt-à-porter. Son héritage comprenait l’audace, le courage, l’émancipation et une force inépuisable qui a inspiré et marqué durablement les femmes. Elle a laissé un précieux héritage aux générations futures, contribuant à l’autonomisation des femmes.
À la Maison Emmanuelle Khanh, Eva Gaumé a rejoint le projet en tant que directrice artistique et visuelle. Comme Emmanuelle Khanh, Eva trouve son inspiration dans des femmes fortes et féministes. Elle reste fidèle à la vision esthétique de Khanh, y compris les célèbres montures surdimensionnées, mais en même temps s’engage pour un nouveau chapitre. Avec détermination, Eva s’efforce de laisser sa propre empreinte dans l’histoire de cette marque légendaire. Son ambition est de faire en sorte que toutes les femmes se sentent interpellées par Emmanuelle Khanh. Elle souhaite rendre la marque inclusive et contribuer au mouvement actuel d’émancipation.




